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PRESSE NATIONALE

Mardi 16 janvier 2007
 

VOEUX MARIE GEORGE BUFFET 2007

Par Marie-george BUFFET
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Vendredi 19 janvier 2007

Marie-George Buffet : « L’Europe libérale, c’est oui ou c’est non »

Avec la présidence allemande, la Constitution libérale rejetée le 29 mai 2005 est repartie pour un tour. Hier, au Parlement européen, Angela Merkel a décrit le processus qu’elle propose pour sauter l’obstacle des « non » des peuples français et néerlandais. Une réunion des pays qui ont approuvé le traité constitutionnel est d’ores et déjà prévue la semaine prochaine.

 

La France ne peut pas accepter que la volonté de son peuple soit foulée aux pieds. J’affirme qu’elle doit dès 2007 retirer sa signature du traité constitutionnel, empêcher toute nouvelle tentative d’adoption et proposer d’engager un grand débat à l’échelle des peuples européens pour un nouveau traité fondamental qui permette de libérer l’Europe de ses politiques et de ses institutions libérales.

Cet engagement de la France en faveur d’une véritable refondation de l’Europe est à la fois la condition et une dimension essentielle de ce que doit être une politique de gauche. Je suis particulièrement préoccupée, de ce point de vue, par les déclarations de Ségolène Royal à Luxembourg qui vient de renoncer à cette rupture sur le fond avec le traité constitutionnel parce qu’il ne faudrait « pas pénaliser les pays européens qui se sont déjà prononcés ».

Ce n’est pas en enrobant cette position par un énième discours sur le social qu’on fera oublier la réalité : l’Europe libérale, c’est oui ou c’est non. Le peuple de gauche a déjà répondu le 29 mai, en toute conscience. Il a aujourd’hui toutes les raisons de confirmer son choix pour préserver l’espoir à gauche.

Marie-George Buffet, Candidate à l’élection présidentielle

Par Marie-george BUFFET
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Samedi 20 janvier 2007

Tout le monde peut apprendre, tout le monde doit réussir !

Les enseignants défileront demain à Paris. Ils ont mon total soutien.

Ils défilent contre la casse organisée de l'éducation nationale, les suppressions de postes et la réduction des moyens consacrés à l'école.

Ils défilent contre ce choix du gouvernement, celui d'une société libérale où le droit à l’éducation serait garanti pour une élite sociale, et consenti seulement à une pincée d'élèves présumés méritants.

Ils défilent parce qu'ils considèrent que le droit à l'éducation, droit opposable inscrit dans la constitution, est gravement mis en cause par ces choix budgétaires et idéologiques.

Ils défilent enfin contre le dogme selon lequel il faudrait travailler toujours plus et gagner toujours moins, contre le mépris et l'arrogance de ceux qui les présentent pour cela comme des « planqués » qu'il faudrait mettre au travail. Ils demandent finalement la reconnaissance de ce qu'est, aujourd'hui, le métier d'enseigner.

Il faut écouter notre école !

La gauche ne peut pas y répondre par de fausses solutions comme l'assouplissement de la carte scolaire, ou par un discours vague sur « l'égalité des chances ».

Tout le monde parle de la « société de la connaissance » et d'investissements dans l'éducation : je propose des actes, pour que l'école soit à la hauteur de sa tache, pour résorber les injustices sociales liées à la culture et aux savoirs.

Je propose l’abrogation des lois Fillon et De Robien et la création d’un Fonds national de lutte contre les inégalités à l’école pour combattre l’échec scolaire. Le droit à la scolarité en maternelle dès l’âge de deux ans sera garantit. Le budget de l’Éducation nationale porté à 7% du PIB. 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement seront formés et recrutés sur 5 ans.

Pour relever ce défi d'une école de la réussite de tous, pour réussir, la gauche devra mobiliser tous les moyens.

Marie-George BUFFET

Par MGBUFFET
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Dimanche 21 janvier 2007

Buffet et Voynet pour un rôle plus important des associations


Les candidates à l'élection présidentielle Marie-George Buffet (PCF) et Dominique Voynet (Verts) ont tour à tour appelé samedi à un rôle plus important des associations dans le débat public, lors d'un rassemblement du monde associatif tenu à Paris.
 
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20Minutes.fr avec AFP | 20.01.07 | 19h50

Les candidates à l'élection présidentielle Marie-George Buffet (PCF) et Dominique Voynet (Verts) ont tour à tour appelé samedi à un rôle plus important des associations dans le débat public, lors d'un rassemblement du monde associatif tenu à Paris.

Ce rassemblement, qui a réuni un millier de participants à l'initiative de la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA) au Palais Brongniart, visait à interpeller les candidats sur la place et le rôle des 500.000 associations françaises.

La candidate communiste a proposé la mise en place d'un "crédit temps pour chaque salarié qui pourrait être consacré, sans perte de salaire" à une action associative, tandis que celle des Verts a dénoncé le "regard suspicieux" souvent porté par les politiques sur les associations.

Selon Mme Buffet, "les associations incarnent la vitalité démocratique qui fait toute la force de notre République". Elle a formé le voeu qu'une "VIème République reconnaisse les engagements syndical, politique et associatif".

Elle a notamment préconisé le vote d'une "loi cadre pour préciser les rapports entre les espaces associatifs et les décisions publiques" et suggéré que "le budget consacré à la vie associative, à l'éducation populaire, à la jeunesse et au sport soit porté à 1% du PIB".

Mme Voynet, évoquant à plusieurs reprises son expérience dans le monde associatif, a estimé pour sa part que le "phénomène" associatif était "un phénomène démocratique majeur".

Les associations ne sont pas "une menace ou un relais des politiques", a-t-elle poursuivi, mais "remplissent souvent des missions que l'Etat est incapable de remplir".

Elle s'est prononcée pour une meilleure représentation des associations, notamment dans les conseils économiques et sociaux régionaux, et en faveur de de "mesures très concrètes" pour leur assurer une stabilité financière.

Par 20 minutes
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Dimanche 21 janvier 2007
dimanche 21 janvier 2007 (03h13) :
Trois questions à Mouloud Aounit (video)

Comment abordez-vous la Présidentielle ?

Comme beaucoup, je regrette qu’un consensus n’ait pu se dégager pour désigner une candidature unitaire.

C’est désormais un fait. Si, maintenant, après cet l’échec, je me rends disponible pour soutenir la candidature de Marie-George Buffet, c’est tout d’abord par respect et fidélité à une femme que j’ai côtoyée durant la campagne des élections régionales de 2004. J’ai découvert une femme sensible, sincère, disponible.

Et je dois reconnaître son courage politique qui l’a conduit, malgré certaines résistances, à libérer de la place aux représentants de la société civile.

Quelle est pour vous la priorité de cette élection ?

Pour moi, c’est surtout ne pas se résigner devant l’immense attente des populations des quartiers, souvent oubliées, méprisées, stigmatisées. Les souffrances invisibles sont là au-delà des promesses de circonstance. D’ailleurs, l’inscription massive sur les listes électorales en est un signe manifeste. J’ai une volonté de combat pour la gauche populaire et antilibérale, pour tous ces laissés pour compte.

Militant antiraciste, qu’attendezvous d’une gauche de progrès ?

Le droit de vote et d’éligibilité des étrangers aux élections dés les premiers mois, ainsi que la régularisation globale des sans-papiers et la prise en compte de la diversité sur la base de la compétence dans l’ensemble des espaces politiques. Nous devons éradiquer les discriminations, qu’elles soient institutionnelles, économiques, sociales, civiques, ou politiques. Notre combat est celui de la justice et de la dignité face au mépris et aux exclusions. J’attends et j’aspire à ce que Marie-George Buffet soit porteuse de ces combats fondamentaux à mes yeux.



De : Paris
dimanche 21 janvier 2007

Par Bellacio
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Dimanche 21 janvier 2007

le sauveur suprême


José Bové a une singulière façon de faire de la politique. N’est-ce-pas lui qui demandait à Marie Georges Buffet de se retirer car elle était emblématique et ne serait vu que comme la représentante du parti communiste. Or, par une sortie dite médiatique, José, a voulu contraindre Buffet et Besancenot à se retirer à son profit et pour cela, il a quitté les comités.

L’appel à sa candidature qu’il a sussuré à ses amis visait a poursuivre le même but : obtenir de MGB et de Besancenot leur départ et il nous disait que c’était la condition de sa candidature.Maintenant, il lève cette condition et pense se présenter si on le pousse encore un peu et notre cher ami se fait attendre.

Une singulère façon de faire de la politique pour quelqu’un qui se destine au pouvoir, et qui semble t’il, l’annonçait sur des bases démocratiques.Hors ici, nous ne sommes plus du tout dans cet entendement : José Bové se croit investi d’une sorte de misssion divine : celui de représenter une gauche antilibérale dont maintenant on sait que le but était de plumer les autres partenaires et d’en faire un parti aprés les élections. Malhonnêteté ! chacun appréciera? Et quel parti, celui d’un regroupement d’une nébuleuse antilibérale dont on peut voir que le socle n’est pas si costaud que cela ; n’a t’on pas vu certains de ses partenaires "se tirer" vers Ségolène Royal et les relations de José Bové avec les libéraux ne m’ont pas l’air dêtre si claires que cela ; je crains que les électeurs qui feront confiance à Bové risquent d’être floués rapidement, le lendemain des élections.

Besancenot aurait d’ailleurs plus de raison de se méfier de Bové que Marie Georges ; car Bové n’est pas un anticapitaliste, c’est un tarzan des enseignes Mac DO et il peut facilement demain monnayer sa participation chez Ségolène.

Marie Georges, quand à elle, respecte les décisions des comités et son discours n’est pas celui que craignait Bové : celui de mettre en avant son parti. Par contre Bové, lui ne joue pas l’emblême mais sa personne : le sauveur suprême...

Babeuf 42



De : babeuf42

Par Bellacio
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Lundi 22 janvier 2007

Vivre mieux, on y a droit ! - Meeting du 23 janvier au Zénith de Paris, 19h00 / M° Porte de Pantin

LES TROIS MOYENS CLÉS D’UNE AUTRE POLITIQUE

En cette période électorale, beaucoup de promesses et de belles déclarations. Pourtant, pour réussir, chaque candidate à gauche doit s’engager sur des moyens concrets. Marie-George Buffet s’engage sur les trois moyens clés d’une autre politique.

Salaires trop bas, délocalisations, mal logement, environnement dévasté... Pour des millions d’entre nous, la vie quotidienne est synonyme de précarité et d’inquiétude. Depuis 5 ans, la droite casse les droits, les services publics, les solidarités. Il faut la battre et repousser Le Pen. Entre une gauche qui refuse d’affronter le libéralisme et celle qui se cantonne à la protestation, nous avons besoin d’une gauche de courage et de responsabilité.

Il faut une nouvelle majorité à gauche qui ne renonce pas à changer la vie. C’est le sens de la candidature de Marie-George Buffet. Les propositions qu’elle avance ont été élaborées par des milliers de citoyen-nes dans les luttes sociales, dans les forums sociaux, dans les collectifs antilibéraux.

1- UNE RÉFORME DE LA FISCALITÉ

pour aller chercher l’argent du côté des marchés financiers. L’argent doit être utilisé autrement. Fonds publics, crédit bancaire, bénéfices des entreprises, les richesses doivent servir le développement humain et écologique. Exemple : si l’on décide d’augmenter le SMIC à 1500 euros, cela coûtera 9 milliards d’euros, moins de 10% des 100 milliards des bénéfices nets des entreprises du CAC 40.

2 - IL FAUT UNE VIe RÉPUBLIQUE QUI PERMETTE AUX CITOYENS D’INTERVENIR SUR LES DÉCISIONS.

Alors que les pouvoirs sont confisqués par une infime minorité, la gauche doit construire une république de nouveaux droits démocratiques et sociaux, de nouveaux pouvoirs pour les citoyen-nes et les salarié-es dans les entreprises.

3 - IL FAUT CHANGER EN EUROPE ET DANS LE MONDE.

La France doit agir pour construire une autre Europe. L’Europe ne doit plus se faire au détriment des peuples, mais pour eux et avec eux, dans la continuité du NON à la Constitution européenne libérale. De même, la France doit agir pour un monde de justice et de paix qui ne soit plus dominé par l’OMC et les marchés financiers.


Augmenter les salaires et le pouvoir d’achat :

porter le SMIC à 1500 euros brut tout de suite, convoquer une Conférence nationale sur l’emploi et les salaires, augmenter les minima sociaux.

Combattre le chômage et la précarité :

construire une sécurité d’emploi et de formation permettant à chacun-e d’alterner périodes d’emploi et périodes de formation sans passer par la case « chômage » ; convertir les emplois précaires en emplois stables ; abroger le Contrat nouvelle embauche.

Priorité à la jeunesse :

Dès 2007, vote d’une loi d’engagement national pour la jeunesse avec de nouveaux droits et des allocations, des garanties pour le logement, la formation, l’accès au premier emploi. De même, pour une école de la réussite pour tous.

Un service public du logement :

construire 600 000 logements sociaux sur 5 ans, faire voter une loi pour que le coût du logement ne soit plus supérieur à 20% des revenus d’un ménage.

Garantir un haut niveau de protection sociale  :

construire une sécurité sociale universelle allant vers le remboursement à 100% des soins et des médicaments ; stopper la casse de l’hôpital public ; rétablir le droit à la retraite à 60 ans. Ces mesures peuvent être financées par la mise à contribution des revenus du capital au même taux que les salaires.

Par bellacio
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Mardi 23 janvier 2007

Marie George Buffet

 

L’abbé Pierre, fondateur des compagnons d’Emmaüs, résistant et ancien député est décédé aujourd’hui à l’âge de 94 ans.

C’est avec beaucoup d’émotion que j’apprends la disparition de cette grande figure dont le combat aura marqué notre époque. Depuis la résistance, jusqu’à aujourd’hui, l’abbé Pierre a marqué son époque par la détermination à refuser l’inacceptable, à lutter contre toutes les formes de précarité.

Toute sa vie durant, il n’a cessé de se battre au côté des plus démunis contre la misère, contre le mal-logement. Son appel, lancé en hiver 1954, restera gravé dans nos consciences. La force de son combat reste d’une terrible actualité. Ce flambeau est aujourd’hui celui de millions d’hommes et de femmes qui agissent pour faire reculer la pauvreté.

C’est à ce combat que je pense ce matin. Avec la disparition de l’abbé Pierre, nous sommes des millions à porter l’immense responsabilité de poursuivre ce combat pour éradiquer la pauvreté, avec le même acharnement et la même sincérité qui le caractérisaient.



De : Marie George Buffet

Par MGBUFFET
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Mercredi 24 janvier 2007

Bové relance sa candidature

 

Au terme d’une réunion qui a rassemblé 300 collectifs sur 800, le syndicaliste-paysan a déclaré qu’il annoncerait sa candidature au 1er février.

Ils étaient, selon les organisateurs, 700 représentants de quelque 300 collectifs locaux ou minorités au sein de collectifs -sur quelque 800 existant en France- , qui se sont réunis ce week-end à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Ils ont choisi de faire de José Bové leur candidat. Une décision prise malgré les réticences de la plupart des membres du Collectif unitaire national opposés à la candidature de Marie-George Buffet, qui étaient à l’origine de cette réunion. Yves Salesse, Claude Debons, Clémentine Autain, Éric Coquerel ou Patrick Braouezec avaient émis des réserves à une nouvelle candidature. Le prérapport de la réunion, publié sur le site des collectifs indiquait qu’il « fallait savoir reconnaître » les difficultés que présente l’appel à la candidature Bové : « pas de consensus », une candidature qui « n’a pas vraiment été discutée » dans les collectifs. Il précisait que « la recherche d’un consensus est la seule compatible avec l’espoir fondateur de nos collectifs ».

Dès les premières interventions, il était clair que ces principes ne pèseraient pas lourd. L’absence de consensus, qui avait été invoquée en décembre lors de la réunion de Saint-Ouen pour bloquer la désignation de Marie-George Buffet malgré le choix d’une majorité de collectifs, n’a pas résisté face à la majorité pressante et bruyante de la salle, s’appuyant sur « la dynamique des 25 000 appels recueillis sur le Net pour Bové ». Jean-Pierre Moreau, du 12e arrondissement de Paris, donne le ton en demandant d’emblée qu’on décide « de la candidature de José Bové dès ce week-end ». Même demande pour Nadine Stoll, de Toulouse, qui estime que « la candidature de Bové recueille un consensus citoyen ». Raoul-Marc Jennard juge que « l’unité a été piégée par les appareils ». Pour Yannis Youlountas, un des initiateurs de l’appel à la candidature Bové, les signataires « sont à 90 % des gens invisibles », un public « populaire et protestataire ». Un autre, Rémy Jean, estime que « le rassemblement n’est pas un préalable mais un objectif ». Ces réflexions sont accompagnées souvent d’une « colère à l’égard du collectif national », sa « résignation », son « absence de courage », son « renoncement ». « La question de sa légitimité est posée », dit une représentante du Larzac. Certains mettent des conditions à la candidature de José Bové : l’exigence qu’elle soit une candidature collective, ou qu’il soit porteur du programme des collectifs. D’autres expriment un soutien inconditionnel : « Oui à Bové même si tout le monde n’est pas d’accord », lance un militant parisien. « José, fais don de ton charisme aux collectifs ! », demande un participant de Blois. Le député François Assensi, le conseiller général Jacques Perreux, le conseiller régional d’Île-de-France Tarek Ben Hiba, le maire divers gauche de Limeil-Brévannes Joseph Rossignol, le sociologue Alain Bertho, appuient fortement la candidature Bové.

Souvent chahutés, des orateurs émettent des avis contraires. « La candidature Bové risque de diviser », avertit un militant de Cherbourg, tandis qu’un de Rouen affirme « qu’il n’y a pas de consensus sur la présidentielle ». Membre du collectif national, Jean-Luc Gonneau (Cactus La Gauche et PRS), indique que « la lecture des PV de 192 collectifs montre que José Bové ne fait pas consensus ». Christian Picquet, de la minorité de la LCR, se réfère à une « candidature trait d’union comme celles de Clémentine Autain ou Yves Salesse » et ajoute que « pour qu’une candidature soit celle des collectifs, elle doit être vecteur d’unité ». « On ne peut pas réduire le débat à la question pour ou contre Bové », tente Clémentine Autain. Elle affirme dans le brouhaha « que les conditions politiques pour donner à voir la diversité » sont « complexes ». Pour Yves Salesse, « on peut se mettre d’accord sur la candidature si elle est faite pour l’unité, pour conduire Marie-George Buffet et Olivier Besancenot à se retirer. Mais s’ils ne renoncent pas et si José Bové dans les sondages fait 4 % et les autres 2 % ou 3 %, il faudra réexaminer ». « Une candidature José Bové n’effacera pas celle de la LCR et celle du PCF. Ce sera une candidature de plus » et non une candidature unitaire, défend plus catégoriquement Éric Coquerel.

En fin d’après-midi, Claude Debons assure que José Bové peut être « le candidat de substitution », et propose de tenir des grands meetings autour du « candidat unitaire » avant de « faire le point en mars ». « C’est plié », glisse Éric Coquerel. Peu après, José Bové, qui à l’automne dernier s’était retiré du processus du choix de la candidature au sein des collectifs locaux, déclare aujourd’hui : « Quelque chose de tout à fait étonnant est en train de se passer. Je sens un petit picotement dans le ventre : si vous avez envie d’y aller, moi aussi, on a envie d’y aller ensemble. » Il annonce qu’il se déclarera « avant le 1er février », après avoir vérifié que « tous les paramètres sont réunis » : « la mise en mouvement des collectifs », « la mise en mouvement des pétitionnaires » et le soutien d’élus. Une motion engageant les collectifs unitaires dans la campagne de José Bové est adoptée, malgré l’opposition du MARS, de la gauche républicaine et de Jean-Luc Gonneau qui décident « de ne pas en être des acteurs durant la présidentielle ».

Olivier Mayer

Par l'Humanité
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Mercredi 24 janvier 2007

Meeting Gauche populaire- Zénith

Gare Saint-Charles, nous trépignons. Que faisons-nous donc là, à l'heure des 1ères vagues de froid, rassemblés dans une diversité désormais évidente? Je vois mes camarades cheminots, traminots; je vois les jeunes communistes, ceux qui étudient, ceux qui travaillent, ceux qui cumulent travail et études; je vois la secrétaire, le marin...et des regards impatients. Les attentes populaires sont immenses. Après des mois de discussions où le pire (anathèmes, logiques fractionnistes...) et le meilleur (un programme antilibéral, une volonté de s'unir) se sont cotoyés (rudoyés), nous voulons mettre en mouvement le peuple de France en souffrance.

A travers les vitres du TGV, les premières neiges sur les terres nourricières hier encore boueuses nimbent d'une éclatante et rassurante blancheur nos discussions et nos lectures attentives de l'Huma, de La Marseillaise et de ses éditions locales. Qu'importe le retard de 50 minutes, nous voilà à La Villette. Dans un quartier rénové aux lignes droites brisées par d'étranges courbures, une foule de camarades s'engouffrent vite dans la chaleur d'un cube mis sous tente. Car il fait chaud dans cet antre, et pour cause, les gradins sont envahis, les sandwicheries dévastées. Dans le flot des demandes, la copine du bar: "nous ne nous attendions pas à une telle affluence. Je n'ai que des confiseries à te proposer". Eh oui, le Zénith grouille (5000 personnes), le peuple militant répond présent sur scène et dans les tribunes. Et quand s'avancent à la tribune Jean-Paul Israël et la troupe des syndicalistes, c'est notre banderolle qui s'agitent: "Droit au but avec Marie-George Buffet". Non, l'ambiance ne sera pas hystérique, ce peuple n'est pas une foule de supporters. Ce sera un flot d'1h30 d'émotions collectives, militantes. Il y aura le témoignage farouche de Fatiha, femme des quartiers, femme de France, femme du monde. Embrassade. Du monde, d'Haïti, résonneront dans nos coeurs les remerciements d'une jeune femme à celle qui l'accompagna dans sa quête de régularisation, de citoyenneté.

Accolade. Du Nord surgiront les accents dignes et fraternels d'une ouvrière du textile en lutte. Il y aura cet amical baiser entre Ibn Khoury, déléguée de la Palestine en France, et Marie-George, en plein discours! D'Auvergne aux Pays-Bas, des Midi-Pyrénées à la Palestine, les voix du peuple militant déchirent le voile sordide des phrases mesquines qui assombrissent ce début de campagne. Qu'on se le dise, 2007 sera pour la gauche populaire et antilibérale l'année du courage, de la responsabilité et du combat. En toute fraternité, RASSEMBLéS. Marie-George, nous, vous, Un Peuple à la présidence!

Par Tanguy
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