COMMUNIQUE DE PRESSE
Fédération de l’Yonne du Parti Communiste Français
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Traitement des déchets: non au projet de Volgré
La question du traitement des déchets prend un relief particulier avec le cas du projet de centre d'enfouissement à Volgré. Le collectif d'action des 3 Vallées a fourni un travail considérable pour mettre le débat sur la place publique. Il pose des questions graves conduisant à exprimer un refus catégorique.
Sur cette question comme sur d'autres on ne peut transiger avec certains principes qui ramènent tous à la nécessité du respect de la démocratie:
-principe de précaution pour éviter que la solution soit pire que le mal, en l'occurrence l'incapacité de la puissance publique à proposer des projets (souligné par nous) cohérents et acceptables, irréprochables sur le plan de l'impact environnemental.
-principe de la primauté de l'intérêt général sur les intérêts privés. En effet, nous sommes dans un système dominé par les impératifs de recherche du profit primant sur toute autre donnée. Ce principe implique donc la transparence totale (opposée à la confidentialité) ce qui appelle une information à la fois large et contradictoire rendant le débat public incontournable. I1 sera ainsi établi que tout projet peut être réversible face à des citoyens responsables.
S'il semble évident de dire non, face à des risques environnementaux avérés, le refus n'est pas à lui seul suffisant car la question du traitement des déchets a pris un grand retard dans notre département. Des propositions alternatives lèveraient d'ailleurs l'hypothèque qui pèse sur la population de Volgré et des environs, laquelle a le sentiment d'être prise en otage.
Pourquoi plusieurs propositions et qui doit proposer?
Plusieurs propositions c'est en premier lieu un moyen fort d'indiquer que le choix n'est pas déjà arrêté. Les pouvoirs publics et certains élus locaux ont trop souvent usé du postulat: la décision est prise, maintenant on vous consulte. Cette manière de procéder a souvent conduit à des blocages provoquant des réflexes (salutaires) de vigilance mais aussi des réflexes de refus a priori du type «surtout pas chez nous », ce qui est inadmissible.
Ajoutons que le département est assez vaste proportionnellement à sa population ce qui permet d'envisager plusieurs propositions de sites à déterminer en fonction de paramètres transparents (sécurité pour l’environnement, réduction au maximum des nuisances pour la population, sauvegarde de la maitrise publique). C’est d'autant plus nécessaire que, la taille des sites posant problème, il faudrait donc envisager plusieurs sites en liaison avec les zones de production.
Pour notre part, nous pensons qu'il faut ajouter à ces données la création d'emplois nécessaires pour aller le plus loin possible dans le tri avant stockage des déchets ultimes en tenant compte d'évolutions technologiques possibles pour en réduire la masse. Emplois incluant les contrôles, la sécurité avec, pourquoi pas ?, un volet recherche. Pour réduire la masse des déchets la pratique du tri sélectif peut s'avérer efficace à condition que, en amont, une action vigoureuse contraigne les industriels et la grande distribution à supprimer les emballages superflus (sources de profits).
Ils doivent être mis à contribution financière (c'est la seule façon efficace de les responsabiliser dans la logique du système) dans le processus d'élimination des déchets. Aujourd'hui, plutc5t que de prendre sur leurs profits, ils répercutent les taxes sur les consommateurs. A partir de ces considérations et propositions, il faut dire non au projet envisagé sur Volgré et aux pratiques dépassées qui l'entourent, traiter cette question dans l'optique de l'intérêt général et faire de ce secteur d'activité un vrai service public dégagé des logiques de profit. Nous soumettons ces pistes au débat public, pistes qui doivent être intégrées aux propositions du département pour combler le retard en ce domaine.
Auxerre, le 28 mars 2007